Cette architecture est née d’une dualité, celle de donner à voir le plus grand planétarium de France tout en l’intégrant dans un site d’exception.

Au cœur des volcans d’Auvergne, ce site est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco

Il possède de surcroît une identité architecturale forte par le travail de Hans Hollein. 

Il nous a semblé évident de concevoir ce nouveau planétarium non pas comme une construction mais plutôt comme un prolongement du paysage. L’architecture existante est d’ailleurs « sculptée dans la roche volcanique ». En effet la grande majorité du parc est en partie enterrée (avec notamment son cratère de 35 mètres de profondeur). Seuls quelques éléments émergent tel le « Cône » de 28 mètres, symbole fort faisant écho aux volcans environnants ou à l’ensemble des constructions existantes parfaitement intégré aux lignes du paysage volcanique.

Afin de conserver l’esprit du lieu et privilégier son insertion dans le paysage, le parti pris architectural du projet s’est rapidement composé en deux idées bien distinctes : 

  • Un bâtiment – paysage (tel un mouvement de terrain pour s’intégrer au lieu), symbolisé par un socle en béton,
  • Un signal fort (à l’image du thème de l’attraction), matérialisé par un « dôme » métallique.

Un bâtiment – paysage

Un mouvement de terrain plus qu’une construction.

La première partie correspond à un bâtiment linéaire composé de volumes qui viennent s’adapter à la topographie
du site volontairement peu élevé.
De chaque côté, on retrouve ensuite deux autres volumes plus bas. Celui de la façade EST, orienté vers la chaîne des volcans, correspond aux salles de médiation. Celui de la façade OUEST, à l’opposé de l’entrée du site, correspond aux sanitaires et aux locaux techniques. 

Une insertion discrète dans le paysage

L’ensemble de ces volumes, qui composent le socle, (6 m de haut pour la toiture principale), volontairement discret par le traitement de leurs façades et leurs toitures végétalisées, s’apparente davantage à un mouvement de terrain qu’à une construction. 

Leurs murs en béton de la façade d’entrée de teinte grise reprennent l’aspect des murs « volcaniques » des bâtiments existants de Vulcania avec des murs en béton désactivé, faisant apparaître des agrégats noirs. Le rappel de cette teinte dite « pierre de Volvic » favorise une insertion discrète afin de limiter son impact visuel dans le paysage. La façade d’entrée propose un traitement encore plus affirmé en reprenant l’aspect des murs existants

Une fragmentation des volumes

Le volume plus bas des salles de médiation, destinées aux scolaires, se détache du volume principal et permet de fragmenter la forme du bâtiment pour en limiter l’impact visuel. Dès lors, l’ensemble offre différents points de vue piéton, présentant une graduation des volumes venant s ’adapter à la topographie existante. A l’intérieur, l’ensemble des quatre salles proposent un cadrage sur les différents volcans avoisinants.

Un signal fort

Une verticalité affirmant une connexion avec le ciel et l’espace.

La seconde partie du bâtiment, le « dôme » métallique, correspond à une partie du hall et à la salle du planétarium. Ici, à l’opposé d’un bâtiment linéaire et discret, l’accent est mis sur la verticalité du projet. On retrouve donc un bâtiment d’une hauteur progressive qui atteint environ 15,4 mètres au point culminant par rapport au niveau du sol existant.

Un écho au paysage

Cette émergence est recouverte de zinc, y compris en toiture. La forme fait écho au paysage proche, composé de collines avoisinantes. Sa volumétrie ainsi que son aspect métallique renvoient quant à eux à l’image d’une « navette spatiale ». Sa forme et sa volumétrie fonctionnent comme un signal à l’échelle du site, facilement repérable depuis l’entrée principale et celle, plus secondaire, du parking des scolaires. 

Guider le visiteur autour d’un « pivot »

Pressenti à l’extérieure par son émergence en zinc, le volume de la salle du planétarium est ensuite représenté à l’intérieur par un volume cylindrique. Ce cylindre fonctionne comme un « pivot » qui guide le visiteur autour duquel il déambule. Sa « peau extérieure » est revêtue d’un bardage bois composé de tasseaux verticaux entre lesquels sont intégrés des luminaires type LED. La teinte naturelle des bois, rappelant aux visiteurs l’environnement très boisé du site, la verticalité des tasseaux fait écho à celle des arbres environnant, tout en affirmant une connexion avec le ciel et l’espace. On passe du monde souterrain, horizontal de Vulcania, à celui aérien, vertical de l’espace, exprimant ainsi le thème demandé dans le programme « la Terre dans l’espace ».

Pour amplifier cette sensation, le plafond du hall est agrémenté d’éclairages positionnés aléatoirement, métaphore d’une voie lactée.

L’implantation de la salle du pré-show est située derrière celle du planétarium. Elle doit être propice à la diffusion de vidéos et préparer le visiteur au passage dans la salle obscure du planétarium. Elle est donc peu vitrée et fermée pour en améliorer le confort acoustique.

Cette salle est l’aboutissement du parcours du visiteur avant de rentrer dans la salle du planétarium. 

Maitre d'ouvrageRégion Auvergne Rhône AlpesMissions
  • Base
Surface2 050 M²Statut
  • Livré
Coût des travaux10 750 000 € HTNatureConstruction, aménagement et équipement d’un planetarium de 300 places destiné à proposer une attraction autour de la découverte de l’univers, nouvel espace de projection et accueil des scolaires dans le parc d’attraction Vulcania ÉquipeAcoustique
  • Benefficience
ECO
  • GBA&CO
EG
  • Eiffage Construction
FL / ELEC / SSI
  • Elithis
Paysagiste
  • Chazelle, Merlin
Scénographe
  • Ducks Scéno
STR
  • Stebat
VRD
  • Chazell, Merlin
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