Un exemple ambitieux de régénération patrimoniale au service de la collectivité.

Le projet

Rassembler l’harmonie et le conservatoire en un seul lieu, en intégrant l’ancienne maison d’arrêt de 1500 m2, désaffectée. Au-delà de l’intérêt évident  de rassembler les compétences et l’administratif des 2 structures, il s’agit aussi  de répondre par le haut aux besoins actuels des 1 080 élèves et des 55  professeurs par des aménagements modernes à l’acoustique améliorée.

 

Objectifs : plus de 40 salles de cours avec une salle d’orchestre (160 personnes)  et un auditorium pouvant accueillir plus de 300 personnes. Soit 3500 m2  dédiés à l’enseignement et à la pratique musicale pour l’ensemble du pays de Meaux.

L’enjeu patrimonial

Bien que sa fonction soit sublimée, la maison d’arrêt de Meaux a d’abord fait l’objet d’une restauration très respectueuse de l’existant.

Construite au milieu de 19e par Ernest Grangeon, elle est aujourd’hui classée aux monuments historiques. Témoignant à sa conception d’une considération nouvelle pour les détenus (cellules individuelles, grande luminosité…) elle restera en service plus de 150 ans, ce qui lui donne une force particulière de témoignage.

 

Sa façade en pierre meulière a été entièrement restaurée, les joints ocre rouge en pierre ponce, spécifique à Meaux, ont fait l’objet d’une retouche manuelle pour restaurer la teinte originelle si particulière. L’ensemble des ouvertures ont bénéficié d’un travail important : restauration d’anciennes ouvertures obstruées pour retrouver la façade originelle, restauration des lambrequins, rénovation de l’ensemble des menuiseries en bois mouluré tout en intégrant les contraintes de confort thermique et énergétique.

Le parti-pris du contraste : La maison d’arrêt et le monolithe

Contraste : Opposition de deux choses qui se révèlent et/ou s’accentuent mutuellement.

 

La volumétrie des cellules, non sans humour, pouvait accueillir les nombreuses salles de cours individuelles. L’auditorium de plus de 300 places imposait la  création d’un autre bâtiment très imposant de surcroît. Devant la nécessité de faire vivre ensemble deux bâtiments, que tout semble opposer, le parti-pris du contraste s’avère le plus efficace et le plus pertinent.

L’auditorium, par ses exigences acoustiques, doit être un bâtiment clos, sans  ouverture, qui tient du volume géométrique le plus simple. La prison, héritière  d’une architecture du 19e, est restée tout en détails architecturaux. La  conception de l’auditorium se résumera donc en 2 mots : révéler et dialoguer.

Unir

Si sur un plan architectural, la maison d’arrêt et l’auditorium restent les éléments signatures du site, le programme imposait des circulations nécessaires entre les deux bâtiments. S’impose alors “en creux” une réflexion sur le trait d’union qui doit matériellement réunir les deux bâtiments. Bien que d’une belle hauteur pour accueillir les grandes salles de concert, il reste  globalement horizontal pour s’effacer devant l’auditorium et la maison d’arrêt.

 

Réalisé entièrement en béton blanc, il reprend la teinte des linteaux de la maison d’arrêt en restant en retrait de l’ensemble. Il accueille tout  naturellement le grand hall d’entrée ainsi qu’une coursive qui relie tous les volumes entre eux. Son toit terrasse accessible donne vue sur la cathédrale de Meaux.

Maitre d'ouvrageCommunauté d'agglomération du Pays de MeauxMissions
  • Base
  • Exe
Surface4 500 M²Statut
  • Livré
Coût des travaux14 530 000 € HTNatureRéhabilitation de l'ancienne prison et extension en un pôle d'enseignement musicalÉquipeAcoustique
  • Acoustique France
BIM
  • AAGROUP
ECO
  • Cyprium
FL / ELEC / SSI
  • Elithis
HQE
  • Luxuriance
OPC
  • Realis MOE
Paysagiste
  • Atelier Géo-concept
Scénographe
  • Ducks scéno
STR
  • Synapse
VRD
  • Synapse
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